Du 26 décembre 2007 au 2 janvier 2008
Mon superbe voyage au Sénégal
Quelques jours après les festivités de Noël en compagnie de mes collègues au Burkina Faso, je me suis rendu à l’aéroport international de Ouaga pour prendre le vol vers Dakar, Sénégal. J’avais pris des arrangements pour faire garder Rémi donc il était bien entouré avec Daniel qui s’occupait de la maison et des repas, Angèle pour le nettoyage et Ludovic pour le garder. J’avais laissé encore une fois des instructions de 5 pages, avec menus, numéro d’urgence, routine, etc. Tout était en place et j’étais content de changer d’air pour visiter un autre pays de ce continent qui n’a pas encore su gagner mon cœur. Le vol de 3 h s’est bien déroulé, mais j’étais surpris de constater que tout le paysage se déroulant sous nos yeux était brun et sec, sans montagnes, ni verdures et encore moins des cours d’eau. L’Afrique est vraiment un endroit très sec…
Arrivée donc à Dakar, capital du Sénégal, à midi le 26 décembre. Ma grande amie Marie-Annick était là pour m’accueillir et j’étais bien content de la revoir. Nous sommes allés d’abord chez elle pour déposer mes sacs, un petit appartement en plein cœur de Médina, quartier dynamique du centre-ville de Dakar. Après quelques vives discussions pour rapidement nous mettre à jour sur nos vies et les activités du temps des fêtes, nous nous sommes rendus au bord de la mer. Ce fut une grande joie pour moi de tremper mes pieds dans l’eau et me laisser bercer par le son des vagues qui s’écrasaient sur les rochers. On a jasé, bu une bouteille de bière puis on est allé chez des amis pour fêter l’anniversaire d’un Belge. Soirée spaghetti, vin, musique et des copins Sénégalais tous plus sympathiques les uns que les autres. Ambiance décontracté et voilà le « beat » de ce pays côtier très relax…
Le lendemain, nous sommes passés par l’Ambassade de la Guinée-Conakry à Dakar afin que je puisse faire une demande de visa. Étant donné que c’est un autre pays où le CECI envoie des volontaires, je compte y aller afin de voir si un jour j’aimerais y travailler. De plus, je veux voir le plus de pays possible en Afrique afin de relativiser mon expérience au Burkina avec d’autres perspectives. Par contre, le visa pour la Guinée coûte 20 000 CFA (40$) pour toutes les nationalités, sauf pour les Canadiens et Américain qui doivent payer 65 000 CFA (130$)! Une fortune! Je compte visiter ce pays côtier en début février, donc récit et historie à suivre…
Nous nous sommes ensuite rendus au port afin de prendre un traversier vers l’Île de Gorée, à peine à 20 minutes de Dakar. C’est une petite île très colorée, avec plage, boutiques et où il fait bon se balader tranquillement quelques heures. Nous avons fait le tour de l’’île puis en fin de journée nous avons repris le bateau sur Dakar. Souper tranquille à la maison avec rouleaux vietnamien et fruits, puis dodo tôt aussi.
Vendredi le 28 décembre, nous nous rendu à un quartier où on peut trouver tous genres de véhicule possibles quittant Dakar pour différentes destinations, vendeurs ambulants et détritus au rendez-vous. Nous avons pris un « 7 places », une automobile familiale comme on en retrouvait au Québec dans les années 70 puis on a pris la route vers Toubab-Dialaw, à environ 2 h de Dakar. C’est un petit village populaire au bord de la mer et nous avons loué une chambre simple. Marie-Annick connaissait bien les gens de la place et se faisait saluer partout. L’eau de la mer était très fraiche, mais ça ne m’a pas empêché de faire quelques belles baignades, transporté par les vagues et heureux. Le soir, repas chez des amis avec grillades de poisson frais, riz et vin - un vrai délice! On nous a informé qu’une importante célébrité musulmane venait de décéder, ce qui a eu comme effet de plonger le pays entier en deuil – résultat, plusieurs concerts et festivités du Jour de l’an se trouvaient annulées! Quel mauvais timing!

Samedi le 29 décembre, le grand jour de ce beau voyage – direction Réserve Bandia, à quelques kilomètres de Toubab. Le voyage avait été organisé par un ami de M.A. et une vielle bagnole nous attendait pour prendre la route. Une fois à la réserve, je voyais bien les beaux pick-up avec siège sur le toit pour vue 360 des animaux et du par et je regrettais notre cane de conserve sur roue. Mais on s’est habitué en se sortant par la fenêtre afin de bien voir les paysages. Étant donné qu’il y avait plusieurs visiteurs, nous devions partager un guide avec 2 autres groupes – mauvaise idée car nous devions aussi nous « dépêcher » pour les suivre, quand dans le fond j’aurais bien aimé prendre mon temps. Surtout quand nous sommes tombés sur un beau troupeau de girafes – quelle spectacle envoutant! Elles étaient si belles et pleines de grâce que j’aurais pu les regarder des heures durant sans me lasser. Elles ne sont pas endogènes à cette région et on été « importés » pour les touristes. Nous avons aussi vu des rhinocéros, et quand nous nous sommes approchés un peu trop, il y a un qui s’est tourné vers nous et j’étais certain qu’il allait nous charger. J’ai eu peur mais en même temps je voulais tellement vivre à fonds ces moments incroyables. Nous avons aussi vu des singes, antilopes, crocodiles et tortues. À notre retour à Toubab, nous avons soupé à un resto vietnamien authentique, tenu par des gens de Saigon.
Dimanche 30 décembre, retour vers Dakar en taxi partagé. Souper à la maison avec repas que j’ai cuisiné – riz aux légumes avec poulet au cari. Et trois amis de M.A. se sont joint à nous. Le lendemain matin, 31 décembre, ce fut le temps de faire les boîtes car M.A. déménageait! Nous avons eu l’aide de ses amis, donc tout s’est bien déroulé dans la bonne humeur et l’entre-aide. En après-midi, j’ai pris un taxi pour me rendre à la plage de Ngor mais je fut un peu déçu. Les gens du village jetaient tous leurs déchets de cuisine sur la plage, et les chèvres passaient derrière pour manger certains restants. Pas très propre du tout… les restos étaient très chers donc j’ai quitté la plage et me suis rendu sur la grande route où j’ai trouvé un resto-pizza plus abordable. Puis ensuite j’ai marché le long de la côte pour trouver d’autres plages et je suis tombé sur la Plage des Virages, plus jolie et propre. J’ai fait un peu de lecture, puis je suis rentré à la maison. On était maintenant dans le nouvel appartement de M.A. qu’elle partage avec une Française, son chum Sénégalais et un Belge – une vraie Auberge Espagnole avec l’arrivée d’une Québécoise! On se préparait donc pour le fameux Réveillon du Jour de l’An, et les amis commencèrent à arriver vers 20h00. Grignotines, boissons, djembé, guitare, musique à fond et ce, jusqu’à 23h00. Puis nous avons pris 3 taxis pour nous rendre à la Plage des Virages où un groupe de Canadiens et Sénégalais avaient décidé de fêter le Nouvel An. Musique, boissons et ambiance décontractée avec un feu de camp sur plage et nous avons salué l’arrivée de l’an 2008! Retour à la maison tôt pour moi mais le reste de la gang sont sortis dans les boîtes pour la nuit entière.
Mardi 1er janvier, la gang entre à la maison au moment où je me lève pour commencer ma journée! Après un bon café et un morceau de pain avec confiture, j’ai décidé d’aller « en ville » découvrir Dakar. En ce jour de congé, il y avait peu de resto ou de magasins ouverts et aucun trafic sur les rues. J’avais donc l’impression de visiter une ville fantôme et je suis certain que c’est une des rares fois que la capitale est si tranquille. J’ai réussi à trouver un resto ouvert pour le lunch, chez Ali Baba. Pour la 2e fois, une particularité du Sénégal est que lorsqu’on commande un burger ou un shish-taouk avec frites, elles viennent dans le burger/sandwich et non pas à côté! Quelle drôle d’idée, non? J’ai bien aimé le centre-ville qui semble avoir un certain charme, et toutes les rues sont pavées, contrairement à Ouagadougou. À deux pas du centre, on peut accéder à la plage et se détendre… Je suis retourné à la maison pour réveiller la « gang » vers 16h00, puis départ par la suite avec M.A. pour visiter la plage Les Mamelles (on retrouve 3 rochers d’où ce nom particulier). Bouteille de rosé, couché de soleil et confidences – que demander de mieux? Ensuite on prit un taxi pour le centre-ville afin de souper au resto Coréen Le Séoul, et ce fut délicieux. J’adore leur plat national de bim-bap (mélange de riz avec légume, viande et œuf dans bol de granite).
Mercredi 2 janvier, jour du retour à la maison. J’avoue que Rémi me manque terriblement, même si j’ai appelé à la maison chaque jour de mon absence. Il est temps de rentrer, mais l’idée de retourner au Burkina me déprime énormément. J’ai adoré le Sénégal sur tous les points – gens décontractés et sympa, bonne bouffe, plages et mer, ville intéressante, etc. Et M.A. m’a bien impressionné par le fait qu’elle a développé un grand réseau d’amis Sénégalais et en plus, elle se débrouille assez bien dans la langue locale de Wolof. Partout où on allait, les gens la saluaient par son nom et étaient heureux de la revoir. En bref, ce fut un beau voyage qui m’a donné une autre vision de l’Afrique. Avant de quitter le pays, je me suis empressé pour envoyer mon CV au directeur régional afin de lui signaler mon grand intérêt pour y faire mon prochain mandat. Je retrouverai donc probablement le Sénégal en juin avec plein d’histoires à vous partager. Inshallah (si Dieu le veut)!